Comme une envie de ... http://kueyen.journalintime.com/ fr 2018-10-18T05:48:00+02:00 http://kueyen.journalintime.com/reponse ... réponses J'ai souvent entendu dire que l'on vient au monde pour une bonne raison. Que l'on choisit son chemin de vie à l'avance. Que si on est ici, c'est qu'on l'a voulu. Mais malgré ce choix, l'humain passe sa vie à chercher une raison d'exister. Je n'ai aucune foutue idée de ce que je fais ici !!! Je ne suis tellement pas à ma place que je suis convaincue que je n'appartiens pas à ce monde. J'attends en vain des signes qui puissent me guider ... mais rien. J'ai l'impression que ma vie c'est d'être une enfant perdue dans un grand magasin entourée de personnes inconnues et effrayantes, qui J’ai souvent entendu dire que l’on vient au monde pour une bonne raison. Que l’on choisit son chemin de vie à l’avance. Que si on est ici, c’est qu’on l’a voulu.
Mais malgré ce choix, l’humain passe sa vie à chercher une raison d’exister.

Je n’ai aucune foutue idée de ce que je fais ici !! !

Je ne suis tellement pas à ma place que je suis convaincue que je n’appartiens pas à ce monde. J’attends en vain des signes qui puissent me guider ... mais rien. J’ai l’impression que ma vie c’est d’être une enfant perdue dans un grand magasin entourée de personnes inconnues et effrayantes, qui panique et se demande si un jour elle retrouvera le chemin de la maison.

C’est comme si ma tête était malade et que je n’arrivais pas à l’admettre, comme si j’étais persuadé que ça vient d’ailleurs.

Un jour, je suis allé à la rencontre de personnes avec l’espoir qu’ils me donnent des réponses. L’un d’eux m’a dit que je voyais l’invisible et l’autre, que j’avais déjà les réponses ... super.

Ce mal-être qui revient telle une série de vagues.

Je me suis éloignée de tous ceux qui m’entouraient et je me surprend à vouloir que Sun rencontre quelqu’un d’autre.

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2018-10-18T05:48:00+02:00
http://kueyen.journalintime.com/cracher ... bizarre STOP! Tais-toi ! Arrête ça ! Voilà ce que je me répète depuis une semaine. J'ai l'impression d'être un vase vide, un énorme récipient habituellement rempli d'un joyeux bordel: folie, haine, joie, émerveillement, idées noires, mais qui pour l'instant doit rester vide. Maintenant que j'y pense, j'ai l'image d'un petit bonhomme sans expression faciale, sur qui on aurait collé un gros sourire forcé, assis sur une chaise en plein milieu de rien, les yeux fixant droit devant, légèrement flippant ... comme je les aime. Une semaine que j'ai tiré la chasse sur tout ce qui me hantait STOP ! Tais-toi ! Arrête ça ! Voilà ce que je me répète depuis une semaine.
J’ai l’impression d’être un vase vide, un énorme récipient habituellement rempli d’un joyeux bordel : folie, haine, joie, émerveillement, idées noires, mais qui pour l’instant doit rester vide.
Maintenant que j’y pense, j’ai l’image d’un petit bonhomme sans expression faciale, sur qui on aurait collé un gros sourire forcé, assis sur une chaise en plein milieu de rien, les yeux fixant droit devant, légèrement flippant ... comme je les aime.

Une semaine que j’ai tiré la chasse sur tout ce qui me hantait depuis quelques temps. J’imagine que certains diraient qu’ils se sentent vraiment mieux, qu’enfin la vie est belle et bla bla bla ...
Je me sens pas mieux, je me sens vide et fade, et se sentir vide et fade ben pour info ce n’est pas se sentir mieux.
J’ai pas envie de passer pour celle qui ne va jamais bien, celle qui ne sait pas la chance qu’elle a d’être encore jeune, en bonne santé et bla bla bla ...
Non pas que j’en ai quelques choses à faire de ce que les gens pensent, je veux juste qu’ils pensent à tout sauf à moi. J’ai pas envie dans leur tête.

Ce n’est pas juste. J’ai des gouts bizarres, des idées bizarres, une façon de voir les choses bizarre ... ce n’est pas juste que mon bizarre dérange.
Ils ne savent à quel point c’est triste et fatiguant de passer sa vie à faire attention, à ne pas évoquer ce qu’ils ne comprennent pas:
- Tu crois que sur une de ces étoiles y’a des gens qui regardent le ciel et qui pensent la même chose que moi, là, maintenant.
- Oulaaa. T’as trop bu toi.
BAM !!!
- On ne sait pas comment ça va tourner, et si finalement notre avenir ressemblait à The Walking Dead, je trouve ça flippant mais ça serait pas mal.
- Mais qu’est-ce que tu racontes, dans quel délire t’es parti.
BAM again.
- Tu crois que si les choses étaient différentes ...
- Arrête tes conneries !

Non, je n’avais pas trop bu, je ne délirais pas, c’était juste moi pour une fois.
J’ai cru ces fois là pouvoir sortir de ma bulle, me dévoiler ... mais non.
J’aimerais leur dire que je rêve de rencontrer des gens bizarres et avoir des conversations sérieusement bizarres avec eux. J’aimerais leur dire que pour moi c’est le monde qui tourne pas rond, que c’est eux qui sont bizarres.
Puissent-ils un jour éprouver la même douleur, la même incompréhension, la même rage, la même haine, pour que je puisse un jour afficher un sourire sincère, un sourire libérateur, et de ma plus belle voix leur dire d’aller se noyer dans un lac glacé.

"We’re born alone, we live alone, we die alone"

Me voilà qui pleure maintenant, c’est malin.

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2018-10-09T02:05:00+02:00
http://kueyen.journalintime.com/coton ... coton Me voilà calme. La vie, les choses, les gens bougent tout autour, et moi en plein milieu immobile, voire inerte. J'ose plus penser. Par expérience je sais que ce n'est qu'une question d'équilibre. Le fait de penser pourrait me faire basculer. J'entends déjà certains échos que j'arrive encore à repousser facilement. J'aimerais rester là, emmitouflé dans mon vide, ne rien ressentir pour l'instant. J'ai encore mon imagination, je peux encore me transporter. Je m'imagine tout en haut d'une colline, contemplant les montagnes et les plaines d'un vert indescriptible. Je suis assise Me voilà calme.

La vie, les choses, les gens bougent tout autour, et moi en plein milieu immobile, voire inerte.

J’ose plus penser. Par expérience je sais que ce n’est qu’une question d’équilibre. Le fait de penser pourrait me faire basculer. J’entends déjà certains échos que j’arrive encore à repousser facilement.

J’aimerais rester là, emmitouflé dans mon vide, ne rien ressentir pour l’instant.

J’ai encore mon imagination, je peux encore me transporter.
Je m’imagine tout en haut d’une colline, contemplant les montagnes et les plaines d’un vert indescriptible. Je suis assise le menton dans les genoux, les cheveux ébouriffés par le vent glacé qui souffle dans mon dos. Je porte une robe pour sentir la morsure du froid sur les mollets et un gros pull en laine pour réchauffer jusqu’à mon âme.
Pas un bruit, juste le souffle du vent.
Les nuages sont comme ceux des dessins animés de mon enfance, où les personnages pouvaient s’y blottir.
Un monde vide de gens, donc sans tristesse, sans complexité, sans chaos.
Bizarrement dans cette vision, j’ai 5 ans. Pourquoi ? Après tout peu importe.
Ça change de mon monde habituel, le monde sombre décoré de silhouettes d’arbres morts et de lucioles, où j’ai l’habitude de me réfugier.

Pour le moment c’est là que j’aimerais être. Pourquoi pas m’y "enfermer", le temps que le monde fasse ce qui lui plaît.

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2018-10-02T03:16:00+02:00
http://kueyen.journalintime.com/retenir-mon-souffle ... retenir mon souffle J'ose plus bouger, plus respirer, même plus cligner des yeux. Le calme après la tempête. J'avais pas envie d'y être à cette soirée, pas envie de tenir des conversations sans intérêt, pas envie de rire à des blagues primaires, pas envie d'afficher de faux sourires. C'était un effort de trop. Les masques finissent toujours par m'etouffer au bout d'un moment. Mais j'ai cédé à l'appel d'un repas qui sort du quotidien. En gros j'y suis allé pour la bouffe. Un verre, deux verres, "une bouteille s'il te plaît". J'avais soif, soif de cette envie d'oublier mes démons quelques J’ose plus bouger, plus respirer, même plus cligner des yeux.

Le calme après la tempête.

J’avais pas envie d’y être à cette soirée, pas envie de tenir des conversations sans intérêt, pas envie de rire à des blagues primaires, pas envie d’afficher de faux sourires. C’était un effort de trop. Les masques finissent toujours par m’etouffer au bout d’un moment.
Mais j’ai cédé à l’appel d’un repas qui sort du quotidien.
En gros j’y suis allé pour la bouffe.

Un verre, deux verres, "une bouteille s’il te plaît". J’avais soif, soif de cette envie d’oublier mes démons quelques instants.
La soirée pouvait pas s’arrêter là, pas juste pompette. Je ne voulais pas qu’atténuer la douleurs, je voulais la faire disparaître.

Sarah m’a proposé de continuer chez elle, comme au bon vieux temps.

J’ai essayé de résister. Je voulais pas la charger de mes tortures émotionnelles, elle en a bien assez avec les siennes. Mais chaque gorgées supplémentaires ne faisaient qu’agrandir la fissure… jusqu’à ce que la barrière se brise.

Tout ce que je voulais garder pour moi, tout ce que j’avais ravalé depuis quelques mois, toutes ces émotions refoulées, tout, j’ai tout vomi.

La lune, les étoiles, la montagne, le vent glacé ... le silence. Tout était là. Mon cocon. Elle a tout mis en place et s’est endormi.

J’ai continué en solo. Je voulais que le temps s’arrête là, à cette instant précis. Fermer les yeux impliquait le fait de les rouvrir le lendemain et retrouver pollution mentale, mon mal être constant, ME retrouver (assaisonné de relents d’alcool et de maux de tête).

Je me souviens avoir pensé à Jay. Celui qui a pris soin de moi au collège. Mon ami, mon frère. Je voulais l’appeler, je voulais le voir, j’étais nostalgique.

Une dernière gorgée.

Le soleil m’agresse, ça pique sous mes paupières. Il me réchauffe aussi, c’est agréable après une nuit dehors pétrifiée par le froid.

Un café et Sarah me dépose chez moi.

C’est bizarre. Cette sensation. Je la connais. Je préfère pas y penser.
Nourriture, paracetamol, sieste.

Après avoir passé la journée à dormir, je me réveille, encore cette sensation.
Est-ce vraiment ça ?
J’ose plus bouger, plus respirer, même plus cligner des yeux.
C’est le calme après la tempête. C’est comme sortir d’une boîte de nuit ou la musique est dégueulasse et savourer le silence.
Mon esprit c’est apaisé. Ma tête est légère.
Pour aujourd’hui je suis en paix.
Je ne sais pas combien de temps ça va durer. Je lâche prise ... Ptin c’est tellement bon !! !

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2018-09-30T10:42:41+02:00
http://kueyen.journalintime.com/vide ... vide A quel moment j'ai déconné? A quel instant mon esprit a vrillé? La notion du temps devient compliqué. Quand est-ce que tout a changé? Quand est-ce que moi, j'ai changé? Les autres fois c'était gérable pourtant. Je crois. A moins que toute les crises paraissent insurmontable à l'instant T. Depuis quand je supplie pour que ça s'arrête? Je contrôle plus rien. Les bordures s'effritent. La réalité fait mal. L'autre côté semble inaccessible. Et même si j'en parlai, ils se contenteront de me regarder bizarrement, de se demander dans quel délire je suis et si j'ai besoin A quel moment j’ai déconné ? A quel instant mon esprit a vrillé ? La notion du temps devient compliqué.
Quand est-ce que tout a changé ? Quand est-ce que moi, j’ai changé ?

Les autres fois c’était gérable pourtant. Je crois. A moins que toute les crises paraissent insurmontable à l’instant T.

Depuis quand je supplie pour que ça s’arrête ?

Je contrôle plus rien. Les bordures s’effritent.

La réalité fait mal. L’autre côté semble inaccessible.

Et même si j’en parlai, ils se contenteront de me regarder bizarrement, de se demander dans quel délire je suis et si j’ai besoin d’un psy. Et merde, je redeviens parano !

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2018-09-29T01:54:17+02:00
http://kueyen.journalintime.com/tenir-bon ... tenir bon NON. Oui et non. Et merde!!! Même s'il commence à être usé, qu'il ne tient plus vraiment en place, je porte mon masque. J'y suis obligé. Il faut que je sois celle qui malgré une façon de penser particulière est "normale". Il faut que je cache celle qui aimerait être invisible, celle qui a peur, celle dont la tête ne tourne pas rond, celle qui pourrait un jour craquer, ouvrir la porte et hurler de douleurs tellement ses émotions la torture. Ce matin semblait être un bon jour pour tenir bon, pour laisser toutes idées concernant Dimitri traverser mon esprit sans impact. Mais NON. Oui et non. Et merde!! !

Même s’il commence à être usé, qu’il ne tient plus vraiment en place, je porte mon masque.
J’y suis obligé.
Il faut que je sois celle qui malgré une façon de penser particulière est "normale".
Il faut que je cache celle qui aimerait être invisible, celle qui a peur, celle dont la tête ne tourne pas rond, celle qui pourrait un jour craquer, ouvrir la porte et hurler de douleurs tellement ses émotions la torture.

Ce matin semblait être un bon jour pour tenir bon, pour laisser toutes idées concernant Dimitri traverser mon esprit sans impact.
Mais c’était sans compter sur Marc.

J’ai rencontré Marc il y a quelques années et on s’entend assez bien pour rigoler, prendre des nouvelles et ce lancer des pics en pleine face, mais sans plus.
Il intervient beaucoup au sein de l’entreprise où je travail et surtout, c’est le binôme de Dimitri.
Il n’est pas comme ces potes qui me manquent et qui éveillent en moi un lourd sentiment de nostalgie quand je pense à eux. Nos routes ce sont juste croisées et depuis quelques années on se voit, de loin, quand il passe à l’entreprise.

Mais il m’a démasqué.
Il a remarqué que j’avais changé depuis quelques temps.
Je ne sais pas si c’est par curiosité ou par réel intérêt qu’il a essayé de savoir comment j’allais. Il m’a demandé si je m’étais séparé ou si un membre de ma famille est décédé récemment.
"Tout va bien, je n’ai pas plus de problème que les autres, je gère, comme d’habitude"
Comment lui dire que mon déclencheur de crise vient d’arriver, et maintenant ce tient là, debout, à quelques centimètres de lui et moi, et qu’il nous fixes en plus (j’arrive même pas à le regarder dans les yeux).

Mes lèvres se sont mises à trembler tout en répétant à Marc que tout allait bien.

Une partie de moi aurait voulu tout lui dire. Qu’en fait je suis sujette à des troubles émotionnels, qu’en ce moment c’était le chaos dans ma tête et qu’actuellement je me bats pour que les choses s’apaisent.
J’aurais voulu le remercier aussi. Le remercier d’être le seul à me poser cette question. Lui dire que ça m’a réchauffé l’intérieur de penser que quelqu’un "s’inquiète".

Mais ... non. A ce moment-là j’assistais à un tir à la corde entre mes consciences:
Il a vraiment envie de savoir // Tais-toi !!!
Il comprendra peut-être // Tu vas empirer les choses, arrêtes-toi, ne dis rien !!!
Mince, Dimitri // Tu n’as aucune raison de réagir de cette façon, ressaisis-toi et casse-toi de là !!!

Marc a lâché l’affaire et a sorti à Dimitri : "laissons la tranquille, on ne va pas l’embêter plus que ça".
Et il m’ont laissé là, tremblante et désorientée. J’ai écrasé ma clope et suis parti.

Au bout de 30 min Marc est entré dans mon bureau et s’est excusé. J’ai réussi à articuler un "c’est pas grave" convainquant.

Je me suis calmer allant boire un coup.

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2018-09-21T06:13:57+02:00
http://kueyen.journalintime.com/danser ... danser Plus j'écris et plus je me vide l'esprit. Je me sens plus légère. Tellement légère qu'en me levant ce matin je me sentais ... bien. J'étais plus sereine, moins envahie d'idées flippantes ou dénigrantes à mon égard. Comme si j'avais décidé de me laisser tranquille. J'ai souri aux gens, j'ai traversé ma matinée sans irritation et au lieu de manger à l'heure de pause, j'ai mis mes écouteurs et j'ai dansé. Ca m'avait manqué. Depuis que j'ai repris mon autre journal (2 jours), j'arrive à atténuer l'envie de me confronter à Dimitri. Du moins c'est ce que je croyais ! Il Plus j’écris et plus je me vide l’esprit. Je me sens plus légère. Tellement légère qu’en me levant ce matin je me sentais ... bien.

J’étais plus sereine, moins envahie d’idées flippantes ou dénigrantes à mon égard. Comme si j’avais décidé de me laisser tranquille.
J’ai souri aux gens, j’ai traversé ma matinée sans irritation et au lieu de manger à l’heure de pause, j’ai mis mes écouteurs et j’ai dansé. Ca m’avait manqué.

Depuis que j’ai repris mon autre journal (2 jours), j’arrive à atténuer l’envie de me confronter à Dimitri.

Du moins c’est ce que je croyais !

Il a suffi de le croiser pour que mes yeux fixent le sol et que je m’auto-harcèle de pensées contradictoires. Du coup j’ai même pas pu le mater correctement.

Maintenant c’est la bataille dans ma tête :
- Il est magnifique // mais t’es pas le genre de nana dont il rêve.
- J’ai envi de lui parler // il va encore te dire que t’es bizarre ou le penser très fort.
- Pourquoi il est plus comme avant ?// avec ton délire de la dernière fois, aucune chance que ça arrive, tu n’avais qu’à te contrôler.
- C’est lui qui a commencé // nooop, il t’a juste posé une question.
- Pourtant quand il ne m’intéressait pas, il n’arrêtait pas de me fixer et il lui arrivait même de rester là, à côté, sans rien dire, je trouvais ça gênant // la question a déclenché les doutes et t’as commencé à psychoter ... comme d’habitude.
- J’ai envie de lui // t’es plus vieille que lui, et pense à Sun putiiiiinnnnn, réveilles-toi bordel!!!!

Sun, mon petit Sun. Plus d’une décennie qu’on est ensemble.
Il m’a changé, m’a aidé à grandir, il connaît mes démons. Il sait que je suis contre l’appartenance et que je peux partir demain. Il sait que mes contradictions me poussent à haïre l’humanité tout en prônant le partage d’amour inconditionnel, car oui, je pense que l’on peut aimer intensément plus d’une personne à la fois. Les hippies avaient raison.
Je lui avais déjà parlé de mes coups de foudre : fille, garçon, amis, inconnu ... personnage de fiction. Il m’a avoué que lui aussi pouvait aimer d’autres personnes que moi.

Ses paroles m’ont plu. A ce moment la j’ai retrouvé le sentiment de complicité qui avait disparu lorsqu’il m’a déçu il y a quelques années. On ne s’est jamais trompés, je n’ai donc pas de raison compréhensible aux yeux des autres pour ne plus l’aimer comme avant. Surtout lui, si adorable. Mais pour moi la déception est dévastatrice. J’aurais voulu ne jamais entendre les mots qu’il a prononcés et ne pas voir ce regard qu’il m’a jeté ce jour là. Il m’aurait été plus facile de m’accrocher à nous.

Avec Dimitri l’envie de contact est tellement intense.
Je me rassure en me disant qu’elle l’était aussi avec les autres, que c’est surmontable, que ça va passer.
Dimitri n’est pas le premier et ne sera pas le dernier à me faire tourner la tête et à réanimer mes papillons dans le ventre comme quand j’avais 15 ans. Il faut juste que je tienne le coup le temps de me forcer à me résigner.

La journée est fini. Je vais remettre mes écouteurs.

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2018-09-20T06:50:00+02:00
http://kueyen.journalintime.com/ne-pas-changer ... ne pas changer Étrangement, mes mauvais souvenirs sont intacts et les bons sont partis, sans laisser de trace. Je me souviens encore du jour où le regard que je portais sur ce monde, sur la vie, a basculé. Cette terreur n'a duré qu'une fraction de seconde. Comme l'appréhension que la vérité éclate, comme savoir que l'on va apprendre quelque chose d'horrible. De suite, elle s'est transformée en rejet, puis en une haine contre l'humanité. Et ce n'était que le début. Plutôt que de rester et de grandir dans un monde merveilleux, rempli d'innocence et inondé de poussière de fée, en quelques mots Étrangement, mes mauvais souvenirs sont intacts et les bons sont partis, sans laisser de trace.

Je me souviens encore du jour où le regard que je portais sur ce monde, sur la vie, a basculé.
Cette terreur n’a duré qu’une fraction de seconde. Comme l’appréhension que la vérité éclate, comme savoir que l’on va apprendre quelque chose d’horrible. De suite, elle s’est transformée en rejet, puis en une haine contre l’humanité. Et ce n’était que le début.
Plutôt que de rester et de grandir dans un monde merveilleux, rempli d’innocence et inondé de poussière de fée, en quelques mots menaçants, la poussière retomba lourdement au sol. Représenté physiquement, cela aurait fait un bruit sourd, comme un corps qui tombe.

Quelques années plus tard ils mirent "cette rébellion" sur le dos de l’adolescence. Un jour je finirai par grandir, par murir disaient-ils. Mais je reste la même personne, ou presque.

Me voici bien des années aprés, avec mes troubles de la personnalité, souvent difficiles à gérer, mais toujours avec un regard bien plus ouvert que beaucoup d’autres.
J’ai évolué, j’ai appris, je me suis bien cassé la figure mais je suis toujours là.
Aujourd’hui je garde un pied dans mon monde et l’autre dans celui-ci. Bizarrement la solitude est plus douloureuse ici.

Ce que je vois et ce que je ressens n’a pas de prix. Je peux paraître bizarre, stupide, malade, mais je veux pas changer.

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2017-08-17T11:16:06+02:00
http://kueyen.journalintime.com/de-me-cacher ... de me cacher Ridicule. C'est le seul mot qui me passe par la tête, le seul mot qui me définisse en ce moment même: RIDICULE. Il est loin le temps où je restais seul dans mon coin, à observer les gens de loin, à réfléchir 100 fois avant de sortir un mot de ma bouche, et surtout à anticiper les questions et les réponses gênantes de mes interlocuteurs. J'étais bien avant, dans ma bulle perso, dans mon petit monde vide. J'ai du évoluer, apprendre à communiquer et à sortir de temps en temps de mon cocon. Tout ça parce que les autres ont du mal à accepter les gens comme moi. Alors commença Ridicule.

C’est le seul mot qui me passe par la tête, le seul mot qui me définisse en ce moment même : RIDICULE.

Il est loin le temps où je restais seul dans mon coin, à observer les gens de loin, à réfléchir 100 fois avant de sortir un mot de ma bouche, et surtout à anticiper les questions et les réponses gênantes de mes interlocuteurs.
J’étais bien avant, dans ma bulle perso, dans mon petit monde vide.

J’ai du évoluer, apprendre à communiquer et à sortir de temps en temps de mon cocon. Tout ça parce que les autres ont du mal à accepter les gens comme moi.
Alors commença la dissimulation, l’effet caméléon.
Je pensais que si les gens me voyaient comme quelqu’un de normal, je n’aurais pas à subir leur regard qui me donnait tant envie de leur arracher les yeux.

J’ai vu que je pouvais faire partager cette vie à quelques rares personnes. Quant aux autres, il était juste facile de me cacher derrière mes masques.

Mais voila, un verre de trop et je lâche prise.
J’aime pas le fait que l’on vienne toutes les 5 minutes me demander si tout va bien, si quelque chose cloche ou tout autres conneries de ce genre. Alors je prend de l’avant, m’intègre et partage et finalement, regrette amèrement.

Tout le monde peut paraitre minable après plusieurs verres.
Mais comment ce relever après avoir été aussi ridicule, connaissant cette haine du regard des autres qui me bouffe de l’intérieur.

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2016-07-26T11:31:20+02:00
http://kueyen.journalintime.com/me-rafistoler ... me rafistoler J'ai encore merdé, j'ai encore lâché prise, je me suis encore confiée et je me suis encore ramassée. C'est comme une fissure, une faille quelque part. Depuis quand ais-je pris cette stupide décision? Peut-être depuis qu'elle a fait son coming out? J'y ai surement vu une porte de sortie pour moi aussi. J'ai vu S. grandir après chaque révélations, elle s'est renforcée, elle s'est libérée. A ce moment là je pensais que le monde pouvait être ouvert et sentir autant d'empathie pour elle et j'ai fait l'erreur de penser qu'ils pouvaient l'être pour moi aussi. J'ai eu tort. J’ai encore merdé, j’ai encore lâché prise, je me suis encore confiée et je me suis encore ramassée.
C’est comme une fissure, une faille quelque part.

Depuis quand ais-je pris cette stupide décision ?
Peut-être depuis qu’elle a fait son coming out?
J’y ai surement vu une porte de sortie pour moi aussi.

J’ai vu S. grandir après chaque révélations, elle s’est renforcée, elle s’est libérée.
A ce moment là je pensais que le monde pouvait être ouvert et sentir autant d’empathie pour elle et j’ai fait l’erreur de penser qu’ils pouvaient l’être pour moi aussi.
J’ai eu tort.

J’avoue que entre être gay et être comme moi il y a tout un univers.

Mais ce n’était pas la première fois que je me fissurais de cette façon ... je m’en souviens maintenant.
C’était exactement la même sensation de haine et de déception que j’ai ressenti la dernière fois. Je m’étais rendu compte que ce n’était ni le bon moment et encore moins la bonne personne.
(Ahurissant que je n’ai pas retenu la leçon)

Si mes souvenirs sont bons, j’ai mis un gros pansement sur ses douloureuses fissures et j’ai remis mon masque (en tout cas l’un d’entre eux).

Je suis belle et bien seule dans mon monde et c’est loin d’être un problème.
Mais me dire qu’ils pensent que je suis complètement cinglée, ou que je plombe un peu trop souvent l’ambiance ... ça me rend triste et en colère.

Mais comme on dit :
Que le spectacle continu ...

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2016-07-05T12:34:00+02:00
http://kueyen.journalintime.com/Comme-une-envie-de-tout-recommencer ... tout recommencer J'ai encore bugué! Mon journal papier (qui n'était en fait qu'un agenda de RDV) n'a plus de place. En tant que personne censée je devrai tout simplement aller en acheter un autre et continuer à me défouler dessus, mais j'ai encore bugué. J'en rachèterai un c'est sure, un bien plus joli, genre en cuire ou style époque/gothique, il y en a de super sympa sur le net. Mais avant ça, avant de pouvoir franchir cette nouvelle (minuscule) étape, je me suis mis en tête de d'abord crypter l'ancien (dans mon alphabet), ensuite le bruler et enfin en commencer un nouveau. Ça m'arrive J’ai encore bugué !

Mon journal papier (qui n’était en fait qu’un agenda de RDV) n’a plus de place. En tant que personne censée je devrai tout simplement aller en acheter un autre et continuer à me défouler dessus, mais j’ai encore bugué.
J’en rachèterai un c’est sure, un bien plus joli, genre en cuire ou style époque/gothique, il y en a de super sympa sur le net.
Mais avant ça, avant de pouvoir franchir cette nouvelle (minuscule) étape, je me suis mis en tête de d’abord crypter l’ancien (dans mon alphabet), ensuite le bruler et enfin en commencer un nouveau.

Ça m’arrive souvent, et sans explication aucune, j’ai du mal à faire les choses simplement.
J’ai une bonne dizaine de projets en tête, mais soit il ne sont pas encore entamés alors que j’ai tout le matos nécessaire, soit il ne sont tout simplement pas terminés.
Me voilà maintenant avec un de plus.
Je ne sais plus combien de fois c’est arrivé : j’arrive presque à bout de ce que je fais et soudainement je démonte tout et je recommence.

Pour en revenir au journal, je me suis tout simplement retrouvée sans support pour écrire/pour me vider.
C’est en recherchant mon fameux futur JI que j’ai atterri ici, parmi tout ces écrits, ces pensées, ces univers différents et je me suis dit "pourquoi pas ?".

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2016-07-05T03:00:00+02:00